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Jeffrey Conley

RÉVÉRENCE

 

 

Né en 1969 dans l'État de New York, Jeffrey Conley a étudié la photographie au Rochester
Institute of Technology (diplômé «Bachelor of Fine Arts »). En 1991, il s'installe en Californie,
dans le parc national de Yosemite, au coeur des montagnes de la Sierra Nevada. Il explore et
photographie intensément les paysages grandioses du parc et enseigne la photographie à la AnselAdams Gallery. Il vit aujourd'hui dans la vallée de Willamette, dans l'Oregon.


La photographie de Conley est une ode à la nature, qui reste l’unique sujet de son travail.
Qu’elle isole un détail ou s’ouvre sur un paysage grandiose, elle vise simplicité et équilibre. La
beauté de la nature semble saisie dans un moment privilégié, lever ou coucher du soleil, moment où tout s’efface devant une contemplation sereine, une connexion avec les éléments.

Comme pour symboliser cette communion, il arrive que Conley habite le paysage d’une discrète
présence, silhouette lointaine qu’il peut incarner lui-même en déclenchant l’obturateur à distance.

 

Conley apporte un soin extrême au travail de laboratoire, à la juste restitution des prises de vues. La qualité parfaite de ses tirages au platine, plus qu’une performance technique, est un vrai élément de sa création : cette perfection rejoint la sonorité pure, quasi abstraite, de son offrande
musicale à la nature.

 

Notre exposition se compose de 35 photographies choisies dans l’oeuvre de Jeffrey Conley.
Tous les tirages ont été réalisés par lui-même selon la technique du platinotype.
Inventée dans les années 1870, elle était tombée en désuétude avant que certains photographes, notamment Irving
Penn, la remettent au goût du jour un siècle plus tard. Elle consiste à sensibiliser un papier avec des sels de platine (et éventuellement de palladium). Le caractère artisanal de ce tirage, qui permet de travailler sur un papier d’art, nécessite un savoir faire et, comme pour tout tirage, une sensibilité créatrice capable d’accorder vision et représentation.


Une caractéristique de ce tirage tient au fait que la solution sensible, qui n’est pas incorporée à une gélatine, imprègne directement les fibres : la surface du papier garde par conséquent sa qualité tactile et son aspect mat.
Si la gamme de contraste du platinotype est plus faible et son noir moins profond que celui du papier gélatinoargentique, la sensualité du papier, la beauté des nuances tonales, plus ou moins chaudes, ainsi que la solidité des épreuves dans le temps, en font un type de tirage remarquable et très prisé.


Didier Brousse

 

Exposition du 5 mars au 27 avril 2024

Vernissage le samedi 2 mars en présence de l'artiste.

 

mardi - vendredi 12h - 19h / samedi 11 - 19h

 

 

 

 

 

 

 

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