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JOSEF NADJ

 

"Miraculorum- Dessins, cyanotypes, photographies"

 


Danseur et chorégraphe de renommée internationale, Josef Nadj est aussi un artiste plasticien. Dessinateur depuis l'enfance, il a suivi des études aux beaux-arts de Budapest et, devenu chorégraphe, il a toujours pratiqué cet art, mêlant parfois le geste du dessin à celui de la danse lors de ses performances. La photographie fait également partie d'un univers artistique où créations plastiques et créations scéniques ont toujours été intimement liées.

Nous sommes heureux d'accueillir Josef Nadj à la galerie et de présenter ce premier aperçu d'un univers pictural construit avec passion, ascétisme et opiniâtreté.
Cette exposition se compose d'œuvres extraites de trois séries :

 

 

Inhancutilitatem (2015)


Le cyanotype remonte aux toutes premières années de la photographie (il fut mis au point en 1842 par l'astronome anglais Herschel). Sa séduisante couleur indigo, comme sa simplicité magique, renoue avec l'émerveillement primitif de l'image créée par l'alchimie amoureuse de la lumière, du fer, du papier et de l'eau.
Retour aux sources de la photographie, comme retour à la nature : cette série a été l'occasion pour Josef Nadj d'arpenter dès l'aube les bords de Loire afin d'y rechercher des graminées qui se transformaient la nuit en éclairs bleutés, en constellations, en étoiles, puis se cristallisant en sage réseau, batons de chromosomes, en paysage d'herbes sous le vent, et finalement en serpent, figurant ainsi le début de l'histoire.

 

 

Les corbeaux (2009)


"C'est de l'observation des corbeaux que sont nés les dessins de Josef Nadj et plus particulièrement de l'instant où ils commencent leur descente vers le sol, se posent, puis marchent.
Josef Nadj fixe ces moments bougés en lignes concrètes... Des écheveaux volants qui tourbillonnent au gré de la tourmente appâtant le regard pour mieux le laisser se perdre dans le lacis d'un cocon... Il est vrai que l'on ne voit de corbeaux sur aucune feuille de papier. Ce que l'on perçoit très clairement par contre c'est leur plumage brillant et voltigeant, leur arrivée sur la branche qui vibre sous leur poids...
Ces lignes relais, tourbillons, séparées ou intimement liées, oscillent avec une telle dynamique entre lourdeur et légèreté, que l'on se demande de quels mouvements de danse Josef Nadj a joué de son crayon."


Stefanie Möller (traduit de l'allemand par Gisèle Quémener-Langhabel).

 

 

Miraculorum (2017)


Dans les dépouilles de grenouilles écrasées et séchées, trouvées le long des routes d'été à Kanjiža, sa ville natale, Josef Nadj a perçu un extraordinaire potentiel d'expression. Mis en scène sous son objectif, ce petit peuple prend vie en un théâtre qui oscille du macabre au ludique, à la fois émouvant et grotesque.
Les petits corps parcheminés, étonnament expressifs, se confrontent à tout un monde d'objets et de figures étranges, dont ils semblent expérimenter les possibilités, rechercher les usages. Comédie presqu'humaine aux accents surréalistes, elle nous amuse et nous inquiète.
Dans la première image de la série, la main de Nadj donne vie, touchant de l'index le doigt d'une grenouille, dans la dernière, son visage apparaît en arrière plan, comme pris dans la glace...
Le miracle est dans l'intervalle.


Didier Brousse

 

 

Exposition du 22 mars au 19 mai 2018

mardi - vendredi 12h - 19h / samedi 11 - 19h

 

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